Batna - Revue de Presse


Batna



La lutte antiacridienne se poursuit Après une virée rapide dans le nord du chef-lieu de la wilaya de Batna, effectuée les premiers jours de juillet 2004, les nuées de criquets, qui se sont abattues sur les champs et les vergers de la région causant des dégâts, se sont repliées. Se concentrant dans les régions du sud-est, au sud et au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya, des bandes de larves à différents stades (4 et 5) d?essaims d?ailés roses continuent à infester des champs et des vergers. Les superficies infectées sont sujettes à controverse. Si certains parlent de 11 000 à 12 000 ha infestés et d?autres de« superficies considérables », les responsables minimisent ou minorent les dégâts à « quelques hectares ». Les derniers chiffres, au 29 juin 2004, étaient de 7100 ha. Depuis, aucun chiffre officiel ne nous a été communiqué prétextant des instructions reçues.Les superficies les plus infestées se localisent à Seggana, Aïn Touta, Djazzer, Bitam, M?doukal, Barika, Arris, Tkout, Oued Abdi, Merouana, Menaâ, Tigharghare, Inoughissen, Rhaouet et dans les vergers de Metlili. Pourquoi cette nouvelle irruption ou incursion dans les régions sud-est et sud-ouest ? Un technicien explique : « Ce phenomène résulte certainement de l?existence des oueds et des quantités importantes d?eau qui ont favorisé des conditions favorables (végétation abondante et sol humide) à leur survie et à leur reproduction. » Si nous nous fions à des informations qui circulent, des centaines d?hectares de champs et de vergers auraient été infestées quotidiennement. « Samedi dernier, du côté d?Arris plus de 1 000 ha ont été infestés et traités » nous dit-on. Les brigades de la lutte et certains agriculteurs travaillent sans relâche depuis quatre mois. « Nous les chassons d?un côté, ils reviennent d?un autre », explique un membre du poste de commandement. Les équipements de lutte antiacridienne inventoriés se chiffrent à un camion d?une capacité de traitement de 800 ha, 336 pulseurs, 40 (15 25) citernes transformées en propulseurs et à des milliers de litres de produit acricide utilisés quotidiennement. A l?exemple de la journée du 11 juillet, le poste de commandement s?est approvisionné en 2000 l d?acricide. L?intensité, vu les moyens matériels et humains et les quantités de produit épandues, va en augmentant. « La densité parfois a dépassé les 1000 criquets/ha dans les environs de Menaâ », nous signale un citoyen. Cette information a été rejetée par un membre du bureau qui continue à les évaluer à quelques bandes d?insectes. Consultés sur l?invasion du nord du chef-lieu de la wilaya de Batna, quelques membres du poste de commandemant se sont contentés de nous repondre : « C?était un phénomène normal. » Alors qu?un technicien des forêts dira : « C?est la phase néogone (...), les individus néogones commencent à se rassembler et à former des essaims qui se déplacent sur de très longues distances, puis ils retournent au lieu d?où ils sont venus... » Concernant la ponte, il nous a appris que ces insectes, à ce stade, ne pondent pas. « Les mouvements de retour vers la zone de reproduction estivale s?amoceront vers la fin de ce mois. (...) La majorité des essaims qui se sont formés en saison hiverno-printanière dans la zone d?invasion commencera dès ce mois à se déplacer vers le Sud pour rejoindre les régions d?invasion en vue de se multiplier durant la saison des moussons... », conclut notre interlocuteur. Le danger n?est pas totalement écarté parce que, selon des informations, les invasions de criquets pourraient se reproduire d?une manière plus intense en septembre et octobre, ce qui fait peur d?avantage aux arboriculteurs.




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