Algérie - Divers Concessionnaires (Lourds, Légers)


AUTOMOBILE, Une association de concessionnaires est née



Les concessionnaires automobiles se sont dotés, depuis hier, d’une association qui va les représenter dans leurs relations avec les pouvoirs publics. Défendre leurs intérêts et ceux qui se posent à la sécurité du secteur. Cela s’est passé lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel Sheraton. ACAA (Association des concessionnaires automobiles d’Algérie), c’est le nom de la nouvelle structure présidée, au terme d’une élection, par M. Abdeldjamel Saâd, représentant d’Algérie Motors BWV Land Rover, qui a animé une conférence de presse à cette occasion. L’association regroupe 20 concessionnaires et 6 autres rallieront le groupe incessamment. «Les objectifs de l’association sont d’ordre professionnel et organisationnel et répondent à l’exigence d’avoir un interlocuteur face aux pouvoirs publics, pour mieux renforcer le développement du secteur». Il s’agit manifestement de contribuer à l’élaboration d’un code de déontologie pour mettre de l’ordre dans le marché de l’importation des véhicules dont l’opacité semble avoir encouragé les pratiques douteuses dans les transactions commerciales. Dispenser une information crédible, aussi bien aux clients qu’aux pouvoirs publics, constitue l’un des axes du programme de travail de l’organisation.

Selon M. Saâd, l’ACAA intègre dans ses objectifs la prise en compte des intérêts du client qui supporte, en dernière instance, les conséquences des difficultés rencontrées par les concessionnaires. Lors du débat organisé à cette occasion avec les membres de l’association, Il a été relevé l’absence de cadre législatif devant régir les règles des transactions commerciales à l’amont de l’opération d’achat de véhicules.

Un ingénieur des mines, parlant en connaissance de cause, a indiqué que la seule norme qu’évoque le code de la route se rapporte au port de la ceinture de sécurité. Alors qu’ailleurs, les airbags et les freins ABS sont partout érigés en exigence de sécurité. Plus prosaïquement, c’est la problématique de la sécurité routière qui est posée.

La contrefaçon qui fait des ravages dans le marché de la pièce de rechange est soulevée en tant que problème grave à traiter de toute urgence. Certains concessionnaires ont considéré que les pouvoirs publics doivent astreindre l’introduction sur le marché national de l’obligation de conformité à la marque d’origine, par une loi.

M. Omar Rebrab, patron de Hyundaï Algérie, a reconnu que le marché de la pièce de rechange est livré aux spéculateurs qui ne sont mus que par le gain facile. Il faut, selon lui, un cahier des charges qui assure un service après-vente digne de ce nom, annonçant par là même que son groupe allait produire localement des pièces détachées certifiées conformes. Il déplorera que les investissements dans le secteur de l’automobile rencontrent encore des écueils, citant le cas de la difficulté d’accès au foncier.

Les responsables de la nouvelle association ont aussi promis de se pencher sur le problème récurrent posé par la clientèle qui est celui de payer une tranche de 30 à 40% du prix du véhicule, à la commande, sans que celui-ci ne soit disponible, infligeant à l’acquéreur une attente injuste qui est parfois très longue. L’ACAA qui a déposé son dossier d’agrément dispose d’un bureau exécutif de 9 membres qui sont MM. Hasnaïm (Toyota Algérie), Oulmi (SOVACVW Audi Sed), Baïri (Jawal Mazda), Rebrab (Hyundaï), Hasnaoui (Nissan Algérie), Achaïbou (Kia Motors Algérie), Morel (Peugeot Algérie), Goloustan (Renault Algérie) et M. Saâd, président.




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