Algérie - Revue de Presse


Athènes 2004



Blancheur et forme olympique Athènes la blanche. Du haut de l?Acropole qui surplombe la ville, le regard embrasse l?antique métropole athénienne, immense et aveuglante de blancheur sous le soleil brûlant. Au loin, la mer et le port mythique du Pirée. Le blanc et le bleu ne s?épousent-ils pas ? Pour les 28es Jeux olympiques de l?ère moderne, peu de voiliers entrent dans le port, mais de gigantesques paquebots jettent l?ancre, le Queen Mary II en est le fleuron. Ces navires serviront d?hôtels flottants pour les visiteurs de marque de la capitale grecque. Les touristes olympiens n?hésitent pas, en dépit de la chaleur caniculaire, à se promener dans la quartier du Pirée. cure de jouvence Aux abords du Faliro, la langue de sable est le lieu idéal pour bronzer en admirant le port. Lorsque l?après-midi s?achève et que l?air se rafraîchit, les terrasses de bars se remplissent. On y déguste le résiné et les souvlakia (filet de porc à l?ail écrasé), en discutant de la cure de jouvence athénienne. Pour les jeux, Athènes a fait peau neuve. Les médias ont tant parlé de ces chantiers sans fin. Le Stade olympique grandiose, avec son impressionnante structure d?acier aérienne, en est un exemple frappant. Les abords du monument olympique ne seront pas pavés avant longtemps. L?immense édifice est posé sur un socle de terre battue. Face aux modifications de la géographie urbaine, même les usagers les plus assidus de la ville se perdent dans leur ville natale ; les conducteurs de bus et de taxis, en premier. Alors, on prend son temps, en faisant des tours et des détours. On découvre une ville toute chamboulée. Les habitants prennent leur mal en patience et supportent les arrêts récurrents de leur tramway flambant neuf. La Grèce est un petit pays d?à peine onze millions d?habitants. Pays qui a eu quelques difficultés pour faire face à l?arrivée massive de touristes. Sa tradition hôtelière est connue, mais sa capacité est restreinte. Les visiteurs ont pourtant réussi à trouver leur bonheur dans la flambée généralisée des prix. Restaurants et hôtels ont compris que la manne divine des JO allait enflammer leur tiroir-caisse. Les habitants savent bien que les travaux entrepris ne sont pas gratuits et que la note sera salée. Fin janvier, 40% des Grecs interrogés estimaient que le bilan des jeux serait négatif et que le contribuable serait sollicité pendant de nombreuses années. Un hélicoptère bourdonne au-dessus du port. Aux tables des restaurants, les discussions reprennent de plus belle. Les Jeux olympiques d?Athènes sont les premiers après les attentats du 11 septembre 2001 et ceux de Madrid de mars 2004. La sécurité est donc devenue le leitmotiv de l?organisation olympique. Athènes est devenue ville internationale, une cible idéale donc pour des attentats d?envergure. Le gouvernement grec a dû convaincre le monde entier que sa capitale était la plus sûre de la planète. La Grèce a officiellement demandé l?aide de l?OTAN pour surveiller, du ciel, son territoire. 70 000 policiers sont déployés sur le territoire depuis début juillet 2004. Dans les rues d?Athènes, les rondes de la police sont omniprésentes. La ville est sous surveillance vidéo : des centaines de caméras ont leur ?il unique braqué sur les sites olympiques et le centre-ville. Il y a quelques mois, une série de petits attentats perpétrés par l?extrême gauche locale a effrayé le monde entier. Les délégations des pays « sensibles », comme les Etats-Unis, ont décidé d?être également protégées par leurs propres forces de police. Les unités d?élite font donc office de nounous olympiennes. Coût total des ces mesures exceptionnelles de sécurité : 1,2 milliard d?euros. Cinq fois plus qu?aux jeux de Sydney en 2000.




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