Alger - Galeries d'art


Arts plastiques, L’univers « immatériel » de Nadjia Chekoufi



Le centre des arts et de la culture du Palais des Raïs (Bastion 23) à Alger abrite depuis le 14 septembre une exposition de peinture de l’artiste peintre Nadjia Chekoufi. Dénommée « Traces en perspective », cette exposition, qui s’étend jusqu’au 31 octobre prochain, présente au public 17 tableaux ayant pour titres Trame en filigrane, Trame matrique et Trame X4.

L’artiste a usé de « couleurs chaudes » avec des touches et traits qui se croisent pour former des labyrinthes. On n’y décèle ni motifs ni formes zoomorphiques ou anthropomorphiques. De l’art abstrait où les touches chromatiques et les trames explorent l’imaginaire et l’émotion. Dans les compositions Trame matrique, il est relevé une surcharge de matière qui se détache en saillie du fond tout en y adhérant. « La matière qui se détache en relief signifie la puissance et la charge émotionnelle. Elle sert à intercepter un raisonnement qui passe d’abord par le visuel », explique l’artiste peintre rencontrée sur les lieux. Les tableaux Trame en filigrane ne comportent pas de relief, ils n’ont pas de volume. Ils traduisent « caresses, légèreté, transparence, douceur. La trame constitue une recherche que je fais sur moi-même à travers des touches qui se croisent pour aboutir à une image multidimentionnelle à l’exemple de la légèreté et de la transparence », relève la même voix. Ainsi, Trame matrique et Trame en filigrane traduisent « deux gestes différents à l’exemple du coup de poing et la délicatesse et les caresses. Les couleurs chaudes sont des couleurs de la Méditerranée avec sa chaleur et son climat mythique qui a bercé l’humanité ». Les œuvres dans leur ensemble constituent une « édification mentale et visuelle ». Pour l’artiste, l’art abstrait « se ressent ». Exprimer une image ne nécessite pas de la traduire avec ses contours et ses dimensions. Cela se passe dans l’imaginaire et l’émotion. « Il n’y a pas de lecture claire dans l’art abstrait ou contemporain. C’est quelque chose d’immatériel », indique l’artiste peintre. Native d’Alger, Nadjia Chekoufi est diplômée de l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger. Après avoir vécu à Paris et à Londres, elle s’installe à Florence où elle travaille et participe à des projets culturels ayant trait à la poésie et aux arts plastiques. Outre l’Algérie, elle a exposé ses œuvres en France, en Italie et en Angleterre.






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