Algérie - Revue de Presse


ANSEJ Béchar : Les banques publiques traînent la patte

Depuis sa création en 1998, l?ANSEJ a enregistré 2 729 dossiers de projets dans diverses branches d?activité. 714 dossiers ont été traités et ont reçu des accords bancaires pour les deux types de financement dits triangulaires (banque, ANSEJ et promoteurs) ou mixte (ANSEJ et promoteurs). Les divers établissements financiers ont donné leur accord de financement pour 266 dossiers, dont 257 agréés et 9 rejetés à la BNA, 206 dossiers déposés au niveau de la BDL, 85 au niveau de la BADR, 40 dossiers au CPA et 31 dossiers à la BEA sont en cours d?étude par ces institutions financières. La direction de l?ANSEJ exprime son souhait de voir par exemple certains types d?activité, qui relèvent jusqu?ici du monopole des collectivités locales, cédés au profit des jeunes promoteurs tels l?éclairage public, la création des espaces verts, les entreprises de nettoyage et l?enlèvement des ordures ménagères. S?agissant de l?aide aux jeunes initiateurs de projets d?utilité publique, l?ANSEJ affirme qu?un organe de suivi, de contrôle et d?orientation, concernant la micro entreprise, est à l??uvre et est prévu d?ailleurs dans le cahier des charges signé par les deux partenaires. Les banques, quant à elles, expriment leurs réticences ou refus notifiés à s?engager dans le financement de certains projets qu?elles estiment non rentables et susceptibles d?exposer le promoteur à la faillite. C?est pour éviter, signalent ces établissements bancaires, les poursuites en justice qu?elles étudient l?investissement sollicité avant de se prononcer sur l?éligibilité du projet. La BNA a engagé des poursuites judiciaires contre 31 jeunes détenteurs de crédits d?investissement insolvables, qui ont laissé des créances totalisant au 31 janvier 2007 un montant de 96 163 000 DA, indique un responsable de la BNA. Il ajoute que 140 projets concernant le financement des transports ont été agréés et que face à une demande accrue, ce type de financement a été suspendu sauf pour le transport scolaire dans les zones éloignées qui nécessite toutefois une autorisation préalable de la tutelle bancaire. Le responsable de l?établissement financier regrette que les dossiers d?investissement déposés ne touchent pas les métiers traditionnels perdus de vue, tels le tissage, la cordonnerie, la forge, etc., que les banques sont prêtes à étudier pour un éventuel financement.




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