Annaba - Revue de Presse


ANNABA

Risques de catastrophe écologique à El Bouni La récente découverte de deux importantes sources de pollution par les services de la prévention de la santé et de l?environnement de la commune d?El Bouni (Annaba) remet au-devant de l?actualité les nombreuses atteintes à l?environnement dans la wilaya. Telles qu?établies, les constatations sont accablantes. Elles font ressortir que deux unités spécialisées dans la production de carrelage sont, de par les rejets quotidiens de leurs déchets, à l?origine de la grave pollution de plusieurs sites dont le lac de Boussedra, Oued Bedjima et les terres agricoles limitrophes. Bien que les enquêteurs ne l?aient pas mentionné dans leur rapport, des sources dignes de foi affirment que les nappes phréatiques de toute la zone qui va d?El Bouni à El Hadjar et de Sidi Amar au lac Fezzara sont atteintes. Les mêmes sources ont précisé que cette pollution générée de longue date par différentes unités de production utilisant ou entreposant divers produits chimiques est la cause de multiples maladies à transmission hydrique, de déformations congénitales et du taux élevé d?avortements. « Nous avons déclenché une enquête approfondie pour déterminer les responsabilités dans cette situation. Au titre de mesure conservatoire, nous avons proposé la fermeture des deux unités de carrelage dont l?implication est confirmée dans la pollution de ces deux sites. » Cette situation est inquiétante, d?autant que l?eau du lac Boussedra où sont déversés ces déchets est utilisée par les agriculteurs pour irriguer leur culture destinée à la consommation. Important avaloir pour les eaux pluviales et usées, l?oued Bedjima est également touchée car obstrué par les déchets, a indiqué le président de l?APC d?El Bouni. « Toute inondation entraînerait une catastrophe écologique », a-t-il ajouté. Alertés de cette pollution, par le bouche à oreille, bon nombre de citoyens de cette commune n?ont pas manqué d?exprimer leurs appréhensions quant à vivre la même situation que celle vécue par les habitants de Azzaba, à une cinquantaine de kilomètres. « L?unité de mercure de Azzaba est à l?origine de nombreux cas de déficiences mentales ayant atteint particulièrement les enfants. Nous ne voulons pas vivre la même situation sous quelques arguments que ce soit. Il est indispensable qu?une plus grande rigueur soit appliquée dans le suivi et le contrôle des unités de production implantées dans la région », a déclaré Mohamed Cherif Nourani, cadre gestionnaire dans une entreprise publique habitant à El Bouni qui, avec ses localités, compte plus de 120 000 âmes.




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