Alger, XIe Salon international du livre, 80 000 titres exposés

Cette manifestation, qui s’étend jusqu’au 10 novembre, est marquée par la participation de 23 pays. Le nombre de maisons d’édition présentes est de 689 dont 120 algériennes. Dans leur ensemble, elles exposent 80 000 titres sur une superficie de 10 500 m2.

Il est constaté en la circonstance la présence en force d’exposants de livres religieux. Cela dit, qu’est-ce que ce salon présente comme nouveautés par rapport aux éditions passées ? Y aura-t-il des ventes promotionnelles pour que le livre soit accessible aux bourses modestes ? Rencontré sur les lieux, le président du Syndicat national des éditeurs du livre (Snel) et de l’Union des éditeurs maghrébins (UEM), Mohamed Tahar Guerfi, voit que les nouveautés, pour cette année, résident en le nombre de titres exposés et d’éditeurs présents, qui a augmenté comparativement aux éditions précédentes. Il en est de même pour la superficie aménagée à cet effet. « Signes encourageants qui traduisent l’intérêt des éditeurs à ce genre d’évènements », estime-t-il. Sur le plan culturel, sont « programmées plusieurs activités, entre autres, des conférences-débats portant sur les thèmes ayant trait à la guerre de libération et à l’écriture comme moyen d’émancipation ». Cet évènement, ajoute le même interlocuteur, « constitue une occasion pour promouvoir et favoriser les contacts entre les lecteurs et les éditeurs. Les professionnels du livre saisiront, de leur côté, cette opportunité pour réaliser, entre eux, des projets en matière de traduction, de reproduction et de coédition ». Quant à la vente promotionnelle, précise-t-il, « la règle dans ce genre de manifestation fait que les organisateurs n’imposent pas de prix de livres aux exposants ». Néanmoins, « nous demandons aux éditeurs, surtout étrangers, de consentir des remises entre 10 et 20%. Certains l’appliquent et ils vendent plus de livres. D’autres tiennent aux prix initiaux et en vendent moins. C’est ce que nous avons constaté durant les précédentes éditions ». Rencontré à son tour, un des gérants de la librairie du Tiers-Monde (Alger) relève qu’un salon du livre est une « manifestation positive. Mais celle-ci obéit à des règles ». Jusqu’à présent, constate-t-il, « nous n’avons pas encore retenu les leçons des défaillances des éditions passées. On relève dans ce salon des stands vides. Des exposants n’ont pas encore les livres à présenter au public ». Et les lecteurs s’y présentent en nombre important. « Parce que les librairies sont vides. » Un salon, on l’organise essentiellement pour « animer des conférences et constitue aussi une occasion pour favoriser les contacts entre éditeurs et auteurs ». Le même interlocuteur indique « nécessaire d’organiser des salons dans les librairies tout au long de l’année. Il faut penser aux libraires. On voit que dans ce salon, on propose des livres à des prix plus élevés que ceux pratiqués dans les librairies ».






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