Alger - Aérien


ALGER, Un projet qui a coûté 50 milliards de dinars. Bouteflika inaugure la nouvelle aérogare d’Alger.



ALGER, Un projet qui a coûté 50 milliards de dinars. Bouteflika inaugure la nouvelle aérogare d’Alger.

Entouré des ministres des Transports, de l’Intérieur, des Finances et de la Justice, respectivement Mohamed Maghlaoui, Nouredine Yazid Zerhouni, Mourad Medelci et Tayeb Belaïz, le président de la République a inauguré hier la nouvelle aérogare d’Alger. Un projet qui a pris des années de retard pour être relancé, sur financement de l’Etat, en janvier 2005.

Abdelaziz Bouteflika a toujours eu « à coeur » la réalisation de cette importante infrastructure et dont le retard a valu au ministre des Transports, pour rappel, d’assez sévères critiques. Il est utile de savoir que ce projet a coûté quelque 50 milliards de dinars et offre une capacité de transport de 6 millions de passagers par an.

La deuxième escale du chef de l’Etat a été Rouiba (à l’est d’Alger), où il a inauguré la base centrale de maintenance de locomotives du transport ferroviaire de la SNTF. En fait, il s’agit là de la délocalisation de la base de maintenance d’El-Hamma sise au centre d’Alger. Un ouvrage qui permettra à la Société nationale du transport ferroviaire de disposer de plus de moyens et de moderniser ses installations. Lors de l’inauguration, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessité d’opter pour un chemin de fer «très performant» avec «des locomotives équipées de toutes les commodités nécessaires, telles la cabine individuelle et le service de restauration» pour une «meilleure prise en charge» des voyageurs.

Bouteflika, qui a suivi un exposé sur les activités de cette nouvelle base, a fait par la suite le tour de l’ensemble des ateliers où il s’est enquis du fonctionnement des différents services. D’après les explications fournies au chef de l’Etat, il ressort que la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF) s’est engagée dans «une vaste opération de modernisation de son parc voyageurs» pour le mettre en «harmonie» avec le matériel neuf en voie d’acquisition. Ainsi, les ateliers de la nouvelle base, qui dispose de 230 agents, sont consacrés à la réparation et à la rénovation des locomotives diesel et électriques, dans la mesure où l’Algérie a opté pour une électrification de son réseau ferroviaire, a-t-on expliqué.

Le circuit de la base de Rouiba, qui est totalement équipé par le partenaire américain General Motors, comprend notamment un bâtiment en charpente métallique, des appareils de manutention ainsi que des machines, outils et équipements. La locomotive, une fois admise en réparation, doit suivre un circuit normal.

Ses organes sont livrés aux différentes sections pour réparation avant de revenir au montage, à la peinture et au lavage. Une centaine d’équipements ont été transférés des ateliers du Hamma (Alger), alors que six autres, jugés nécessaires pour l’entretien des locomotives, ont été importés. L’ensemble des ouvrages de la station ont été réalisés par des entreprises algériennes. D’autre part, et dans le cadre du programme complémentaire de soutien à la croissance économique, la SNTF a lancé des appels d’offres pour la modernisation de son réseau ferroviaire.

 C’est ainsi que la ligne Annaba-Ramdane Djamel est déjà octroyée à un groupement d’entreprises algériennes et espagnoles, celle de Ramdane Djamel-Constantine est déjà en double voie, alors que la ligne reliant El-Gourzi et Sétif a été octroyée à un groupement d’entreprises algériennes.

 S’agissant de la ligne Bordj Bou Arréridj-Khemis Miliana, et compte tenu de la spécificité montagneuse de la région, il a été décidé d’opter pour une conception-réalisation adaptée à cette région à raison de 220 km/h. La même conception a été également retenue pour les lignes Boumedfaâ-Djelfa et Khemis-Oued Fodda, octroyées à un groupement d’entreprises chinoises, tout en évitant toutes les villes situées entre les wilayas de Chlef et de Relizane en raison de la proximité des habitations qui se trouvent sur le long de la voie ferrée, a-t-on indiqué. Concernant les autres lignes de la région ouest du pays, la SNTF assure que celle de Yellel-Mohammadia est en voie de réalisation et sera livrée avant la fin de l’année en cours, alors que celle reliant Mohammadia et Oran est en double voie actuellement. Pour ce qui est de la ligne entre Oued Tlélat et les frontières marocaines, l’avant-projet détaillé sera prêt avant la fin 2006 et un appel d’offres sera alors lancé, au même titre que les lignes entre Relizane, Tiaret et Tissemsilt. Quant à la ligne Mécheria-Bechar, elle est en cours de réalisation avec plus de 250 km de plate-forme terminés et la pose de rails. Cette ligne sera livrée totalement en 2008, tel que prévu initialement.

 La SNTF, qui dispose de 340 voitures voyageurs de 1ère et 2ème classes ainsi que de couchettes pour mettre les voyageurs dans «les meilleures conditions possibles», estime qu’il s’agit d’un programme nécessitant des moyens de transport «qui sont à l’image des investissements engagés».

 C’est la raison pour laquelle, a-t-on encore souligné, la société algérienne a opté pour une réhabilitation de l’ensemble de son parc. Abdelaziz Bouteflika a achevé sa brève tournée à Bordj El-Kifane avec la pose de la première pierre du projet du tramway d’Alger, qui devrait être opérationnel en juin 2009. Le premier tronçon devra relier, pour la précision, les Fusillés à Bordj El-Kifane. Ce moyen de transport, auquel l’Etat a consacré 40 milliards de dinars, disposera de 38 stations d’une capacité de 185.000 voyageurs/jour.

 Avant d’inaugurer ces trois infrastructures et à l’occasion de la célébration du 44ème anniversaire de l’Indépendance, le président de la République s’est recueilli au Sanctuaire des martyrs à Alger, «à la mémoire des martyrs de la glorieuse guerre de libération nationale». Ont pris part à cette cérémonie de recueillement Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, Amar Saadani, président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Belkhadem, chef du gouvernement, ainsi que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a rapporté hier l’APS.




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