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Alger, Toyota Yaris 2, Des arguments à faire valoir



La Yaris 2 a été dévoilée, la semaine dernière, à Alger autour de la conférence de presse de M. Hassaïm, DG de Toyota Algérie, qui affiche de grandes ambitions pour la suite du parcours, surtout avec l’arrivée de ce modèle.

La Yaris 2 déploie son avalanche d’arguments et montre qu’elle est apte à séduire ceux qui ont aimé la première version de la citadine, et les autres. Vendu à 2,3 millions d’exemplaires toutes carrosseries confondues, l’habile petit modèle a profité tout au long de sa carrière d’une belle cote de popularité, même dans ses dernières années de production. Ses ventes continuent de progresser. Sur cette 2e génération, style, modularité et efficacité sont une fois de plus à l’appel. Faire mieux que la première Yaris est un objectif ambitieux, mais à la portée de cette seconde génération. Elle dégage ce que l’on attend d’un petit véhicule moderne : un look réussi, une impression de robustesse et un encombrement contenu pour se faufiler dans les méandres urbaines. Elle ne cède pas à la tentation de l’embonpoint comme ses rivales la 206, la Clio ou la grande Punto, avec un petit 3,75m de long, soit, quant même, une grosse dizaine de centimètres de plus. Dans ses lignes, rien ou presque ne renvoie à la première version, le capot est plus rebondi, le profil rondouillard et la ceinture de caisse très plongeante. La calandre, quant à elle, se fait verticale et évoque un peu celle de l’Avensis, tandis que l’arrière présente un joli mélange de rondeurs et de lignes tendues. De quoi au final lui procurer suffisamment de dynamisme et une qualité perçue en net progrès. La première Yaris brillait à l’intérieur par son aspect ludique et sa bonne humeur, la seconde en fait autant, en allant plus loin sur le plan design avec des formes très géométriques et verticales. La console centrale, fine et triangulaire, s’affiche tout en hauteur et s’illumine en vert dans l’obscurité. Les plastiques font encore un peu « cheap », mais la priorité est à la fonctionnalité. Les rangements foisonnent avec pas moins de 3 boîtes à gants, dont une placée au-dessus du volant, à la place des compteurs toujours implantés en position centrale. Cette Yaris 2 est aussi la reine de la modularité avec sa banquette arrière rabattable 60/40 qui avance et recule en 2 parties. Elle laisse ainsi le choix entre un vaste coffre (272 ou 363 l et jusqu’à 1 086 l banquette rabattue) ou un espace aux jambes très confortable. Le coffre se sépare, lui aussi, en 2 parties ou plutôt 2 étages, selon son chargement. Avec des motorisations convenables, 2 essences de 69 ou 87 ch et un diesel 90 ch, la Yaris ne s’est pas alourdie démesurément (entre 980 kg et 1 115 kg selon version). Le 1.3 VVT-i de 87 ch est plus à son aise, avec des reprises franches et un 0 à 100 km/h établi en 11,5 secondes. Il se montre relativement sobre et réclame 6 l/100 km en parcours mixte ou 7,2 l en ville, assez économique dans l’ensemble. Très bonne surprise de cette nouvelle Yaris qui se manie avec facilité et accepte sans broncher d’adopter une allure soutenue. La direction électrique reprise de l’Avensis est précise et bien directe, un bel atout, la vie urbaine est plus facile lors des manœuvres de stationnement. Le châssis totalement nouveau, 50% plus rigides que l’ancien, est au niveau de la concurrence la plus affûtée, avec une bonne tenue de route quel que soit le rythme. Au pire, un sous-virage sécurisant intervient en poussant un peu trop loin la belle Yaris, qui n’a pas besoin d’appuis pour se montrer rassurante. Côté confort, la concurrence ne fait quasiment pas mieux, la Yaris prenant grand soin de ses occupants. La première Yaris savait se faire apprécier, rien ne devrait empêcher cette seconde mouture d’en faire autant. Son design est agréable, sa vie à bord de qualité et ses moteurs efficaces. Le rapport qualité-prix est allé chercher une position acceptable dans l’ensemble. La Yaris reste, cela dit, généralement compétitive au niveau prix équipement, selon le niveau de finition. L’avenir devrait plutôt sourire à la nouvelle Yaris, si ambitieuse qu’elle voudrait même conquérir les cœurs. En réalisant son lancement, Toyota Algérie a mis le cap sur le segment B, en bicorps et tricorps avec la Sedan où la concurrence est rude face à la 206, la Clio, la Punto, la nouvelle Yaris, c’est également l’Amérique où Toyota ambitionne de détrôner GM sur son terrain en devenant le numéro un mondial... Tout est possible, il n’y a qu’à aller de l’avant.

 





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