Alger - Galeries d'art


Alger, Terra Parc, Galerie d’art Au « coucher du soleil »



Il ne s’agit nullement du moment crépusculaire chanté par tant de poètes, mais d’une galerie d’art intégrée à Terra parc (Zéralda). L’idée d’incorporer cet espace culturel dans un lieu de détente et de loisir a, doit-on le rappeler, été suggérée par S. Terra, le propriétaire de l’aquaparc.

Elle consiste à faire découvrir aux visiteurs, quel que soit leur âge, certains aspects culturels à travers l’art. Gérée par Djamel Larouk, artiste plasticien et enseignant à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, la galerie recèle des œuvres exécutées merveilleusement par des artistes plasticiens algériens. D’après Amina, l’hôtesse d’accueil, les tableaux de D. Larouk, qui y sont exposés, relèvent du courant non figuratif. « Le thème abordé est l’anamorphisme. Certains motifs évoquant des lieux familiers à l’artiste, entre autres, quelques endroits de Constantine qui est sa ville natale, sont récurrents, mais ils ne peuvent être décelés par des profanes », a-t-elle indiqué. L’aménagiste, S. Zoulid, reconvertie en peintre juste après avoir achevé ses études en aménagement d’intérieur, traite le thème du « hammam » et de la « qaâda ». La femme valorisant son espace, son corps et ses habitudes y est présente. L’autre œuvre émanant de A. Kaddour développe le thème du soufisme. Les couleurs claires dégageant une lumière intense font allusion à la sagesse et à la spiritualité liées au soufisme. L’autodidacte M. Bourdi a également, à travers le bleu violacé qui est sa couleur préférée, représenté la femme qui est son thème fétiche. La calligraphie réalisée par A. Boumala a été au menu. Le tableau intitulé Jeunesse et beauté de A. Madjoubi, présenté comme personne très sensible, peut être situé entre l’expressionnisme et le figuratif. Il rappelle toutefois une nostalgie en évoquant l’enfance. Influencé par le groupe Aoucham, créé dans les années 1960 et élève de Denis Martinez, K. Sergoua, qui a exposé un peu partout dans le monde, a participé à cette manifestation. Le céramiste et plasticien R. Djelal a proposé le thème qui fait allusion à la douleur à travers les couleurs sombres et rouges. La relation entre la mer et le lieu natal est établie dans l’œuvre de l’artiste et comédien, M. Arslan Lerari qui est natif de Ziama. Bien qu’il soit établi à Paris, le plasticien S. Malek a peint à sa manière, Les Femmes d’Alger. Pour lui, le concept ou l’idée de base justifie la technique utilisée. Situé entre l’expressionnisme et le figuratif, R. Madjoubi a brillé en présentant son Dialogue et son Rebelle. Au terme de la visite, il a été loisible de se conformer à la tradition platonicienne, à savoir que l’art n’est pas une illusion mais une allusion. L’artiste révèle un monde réel caché sous les apparences. En outre, l’émotion esthétique, à travers un thème, une présence envoûtante, ravit le contemplateur, l’extirpe à son propre univers et l’installe dans un monde propre à l’artiste. Un monde émouvant certes, mais qui suscite chez le même admirateur, une joie aussi profonde que mystérieuse.





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