Alger, Palais de la culture, Concert de musique Algéro-Belge



Après quelques minutes de retard, un représentant belge prend la parole pour entre autres souhaiter la bienvenue au public nombreux et surtout rappeler les bonnes relations bilatérales existant entre l’Algérie et la Belgique.

L’orateur expliquera que lors de sa création en 1830, la Belgique fut conçue comme un Etat centralisé. Sa fédéralisation est une évolution relativement récente. Un premier pas vers le fédéralisme fut franchi en 1970 avec une première révision constitutionnelle. Trois autres révisions (1980, 1988 et 1993) consacrèrent cette réforme. Aujourd’hui, la Constitution belge stipule que la Belgique est un Etat fédéral qui se compose de plusieurs communautés et des régions, dont la communauté française, la communauté flamande et la communauté germanophone. La première partie sera étrennée par l’Algérie où certains éléments de l’association El Djazira subjuguèrent le public par leur talent avéré. Les esthètes dégustèrent avec ravissement des compositions musicales exécutées au piano par Saülamas Nazim. Avec dextérité, il interprétera un mcedder sur le mode rasd eddil Ya Achak, et un btaïhi sur le mode dil Qoudoum El massa. La scène sera envahie tour à tour par des voix de rossignol avec Amel Bessaoud dans un btaïhi sur le mode dil, Qad kountou khater (j’étais songeur), Sarah Bessaoud dans El Haoua (l’amour). Ensuite le neklab sur le mode mezmoum sera interprété en trio par Feryel Laouamel, Amel et Sarah Bessaoud avec Dakhaltou li riah (je suis entré au jardin). Une remarquable transition sera à l’honneur avec un derj sur le mode mezmoum Lillah ma assaâb errahil (Dieu ! que la séparation est dure), interprété par Feryel, Amel Sard et Mohamed Bachir Mazouni. Cette remarquable prestation s’est clôturée avec l’ensemble traditionnel andalous El Djazira dans une suite andalouse sur le mode mezmoun, dont on pouvait reconnaître un nesfrate/2 : Qoum issir lana qitaan (viens me servir à boire), Kemeli fi machia (Que de bien autour de moi) et un khlas Ya rouhi oua ya rihani (Oh, mon âme et ses parfums) et Ya mouqabil (Toi, mon vis-à-vis). La deuxième partie du concert a levé le voile sur un des pans de la musique belge où le trio Aurélia a présenté son répertoire. Un répertoire oscillant entre inspiration, collectivité et illumination solitaire. Cette formation a eu cette faculté de transporter le public dans un univers musical pluriel à l’image du burlesque ou le kitch suranné d’un charleston ou encore dans une lente et belle caravane du temps. En solo ou en groupe, les trois musiciens complices ont présenté des mélodies, signées par Aurélie Dorzée et Tom Theurs. Aurélia Dorzée au violon et à l’alto Tom Theurs à la guitare et Stephen Pougin aux percussions ont offert des titres très entraînants tels que Festina, Auguste, Lisa Lirn, Tharoul I et II, Selon Mr Grumaux, Charleston Raglime et Emportez-moi à la descente. Les deux formations ne pouvaient pas se retirer de la scène sans unir leurs talents respectifs en interprétant la célèbre chanson algéroise Haramtou nouassi, laquelle a enchanté plus d’un. En somme, l’association andalouse El Djazira et le groupe belge Aurélia ont offert à l’assistance du plaisir et de l’enchantement à profusion… mais dommage que la climatisation a fait défaut ce soir-là.






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