Alger - Aérien


Alger, Nouvelle mesure douanière pour le transport de devises, Contrôle obligataire du-delà de 7 000 euros



Pour réduire le volume des infractions au change, les services des douanes, à l’aéroport international d’Alger, exigent désormais des voyageurs de montrer les sommes déclarées si elles excèdent les 7 000 euros.

Le volume des transgressions à la réglementation sur les transferts des devises et la saisie de marchandises, introduites frauduleusement au pays par les porteurs de valises, ont sensiblement augmenté depuis l’ouverture de la nouvelle aérogare de l’aéroport international Houari-Boumediene. Entre le 5 juillet — jour de la mise en service officielle de l’aérogare — et le 10 septembre, les agents de l’inspection divisionnaire des douanes à l’aéroport international ont mis au jour de nombreuses fausses déclarations de devises, pour une valeur de 128 millions de dinars, dont l’équivalent d’environ 600 000 dollars américains en une seule prise (l’auteur de l’infraction est sommé de payer une amende de 120 millions de dinars). Du 1er janvier au 30 juin de la même année, les infractions au change n’ont pas excédé les 80 millions de dinars sur un total de 26 dossiers instruits. Durant la même période, 22 contentieux à caractère commercial (effets vestimentaires, téléphones portables…) ont été enregistrés par les services des douanes. Pourtant, rien qu’entre juillet et début septembre, 17 saisies ont été opérées pour une valeur de 65 millions de dinars sur le marché intérieur. L’explication du directeur régional des douanes, M. Regue Benameur, est toute simple. Les moyens de vérification douanière, mis en place dans la nouvelle institution aéroportuaire, sont plus efficace, en ce sens qu’ils réduisent les chances des fraudeurs à passer à travers les mailles des différents postes de contrôle. M. Benameur, qui intervenait dans une conférence de presse tenue dans les bureaux de l’inspection divisionnaire des douanes, a reconnu que l’ancienne aérogare était une véritable passoire pour des trafics de tous genres. “Nous avons trouvé des devises dans les toilettes”, a-t-il informé. “Les trabendistes utilisent mille et une combines pour contourner les contrôles douaniers. Ils bénéficiaient parfois de complaisance de nos agents”, a poursuivi le conférencier. Il a déclaré qu’il y a eu des cas de complicité avérée, mais sans donner de chiffre sur le nombre des douaniers impliqués.
Il a affirmé, néanmoins, qu’aucune incartade n’est, désormais, tolérée. “Les agents qui quittent leurs postes ou manquent de vigilance sont systématiquement sanctionnés”, a noté M. Benameur. Il a révélé, par ailleurs, que de nouvelles dispositions sont mises en œuvre pour réduire au maximum la fraude. Ainsi, pour toute déclaration de devises pour des sommes dépassant les 7 000 euros, le voyageur est tenu de se soumettre à un contrôle visuel par les officiers des douanes avant de recevoir une attestation lui permettant de quitter le territoire national avec l’argent déclaré. Les déclarations sont enregistrées dans un système informatique, qui recoupe les informations réceptionnées. En sus du dispositif conventionnel, des brigades ambulantes, composées de 12 agents en civil, agissent en salle, dans la perspective de récupérer les bagages suspicieux, qui échappent au contrôle de routine.
Ce qui a eu pour effet de rattraper 5  contentieux d’une valeur de 2 millions de dinars (les pénalités encourues sont de l’ordre de 2,7 millions de dinars).
M. Khelifi, inspecteur divisionnaire de l’aéroport international, a fait remarquer que le nombre des saisies simples (sans poursuites judiciaires, ni amendes) a par contre baissé, depuis l’ouverture de la nouvelle aérogare. De juillet à septembre, 498 opérations ont été inscrites à l’actif de ses services, tandis que durant le 1er semestre de l’année en cours, près de 1 500 saisies en minutie ont été enregistrées.






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