Alger - Enseignement Secondaire


Alger, Lycées techniques, Le début de la fin?

Inquiets quant à l’avenir de l’enseignement technique secondaire, des enseignants et autres encadreurs de plusieurs lycées techniques du Centre ainsi que des parents d’élèves se sont rencontrés, hier, au siège du Snapap sous le mot d’ordre «Sauvons les lycées techniques!», à l’appel du Conseil des lycées d’Alger (CLA) et du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF).

La rencontre a amorcé un débat national sur l’enseignement technique dans le cycle secondaire, objet d’une réforme controversée qui a pris effet dès l’année scolaire 2005-2006. Selon les deux syndicats cités, la réorganisation des filières techniques opérée par le ministère de tutelle, dans le cadre de la réforme scolaire, a pour «finalité le démantèlement des technicums». Une opinion partagée par de nombreux enseignants et parents d’élèves qui voient dans ce réaménagement le début de la fin de l’enseignement technique dans les lycées en Algérie.

«Cette logique risque d’entraîner la fermeture de l’ensemble des ateliers et le redéploiement de centaines de professeurs ainsi que de chefs d’atelier et des travaux. Elle mine l’enseignement de la technologie, renforcé depuis la réforme de 1993 et qui joue le rôle de généralisateur des savoirs et compétences technologiques en prolongement des savoirs formels», lit-on dans un communiqué rédigé par les «opposants» à la restructuration des filières de l’enseignement technique, réunis hier à Alger. Selon ces derniers, la réduction des options du Bac technique de 14 à 4 options (génie mécanique, génie électrique, génie civil et génie des procédés) a entraîné une extinction des filières techniques industrielles (fabrication mécanique, travaux publics, électronique, électrotechnique, chimie et technique comptable) et une réduction du volume horaire synonyme, selon eux, d’une restriction et d’un rationnement des savoirs transmis au lycéen.

Citant les avantages de l’enseignement technique pré-universitaire, les «avocats» du système d’enseignement technique classique, ont transmis au ministère de tutelle une liste de recommandations, dont «le retour à des groupes de travail pour maintenir le volume horaire», et «le discernement des lycées polyvalents avec les technicums».







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