Alger, «L’Afrasienne», Un cri d’amour

L'Afrasienne est une œuvre de fiction «bâtie dans un environnement géographique et historique qui n'est pas imaginaire»

Une causerie autour des œuvres de l'écrivain Belgacem Aït-Ouyahia a été organisée hier à la médiathèque de Ben Aknoun (Alger) par l'Etablissement Arts et Culture.
«A travers mes romans, j'essaye de faire vivre des environnements aussi vrais que possible», a indiqué le professeur en médecine et écrivain qui est «tombé dans la littérature à la suite d'un accès de colère suscité par l'abattage d'un frêne plus que centenaire».
«Ce cri de colère causé par la perte de cet arbre s'est ensuite transformé en cri d'amour», a confié avec une pointe d'humour le gynécologue obstétricien venu à l'écriture quelques années avant sa retraite.
«Je n'avais aucune recette. Je me suis écouté et j'ai écrit», a dit ce fils d'instituteur dont les mots se veulent «d'une grande rigueur».
Evoquant son dernier ouvrage paru récemment aux éditions Casbah sous le titre L'Afrasienne, ou la dérive des continents, l'auteur a précisé que c'est une œuvre de fiction «bâtie dans un environnement géographique et historique qui n'est pas imaginaire».
«J'essaye de reconstituer l'environnement des années quarante», a ajouté l'écrivain septuagénaire qui raconte la vie de Samina, une petite fille née de père algérien et de mère indochinoise qui, après avoir vécu les horreurs de la guerre, mais aussi connu la solidarité algérienne, deviendra ingénieur dans l'Algérie indépendante.
Revenant à sa dernière création, une pièce de théâtre, intitulée L'Allée du sang, Belgacem Aït-Ouyahia a affirmé que ce texte littéraire, écrit sous forme de vers, est tiré d'une histoire vraie mais que derrière la tragédie, il voulait surtout mettre en exergue «le respect qu'il y avait dans les villages ainsi que les valeurs ancestrales, notamment celle de la terre».
Belgacem Aït-Ouyahia, qui projette de publier un ouvrage sur Jugurtha, «une combinaison de littérature et d'histoire» a, à son actif, outre L'Afrasienne et L'Allée du sang, les livres Pierres et lumières, Les blés d'or du Chélif, et Tala netemedwin, une adaptation des Fables de la Fontaine avec une traduction en tamazight.






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