Alger - Revue de Presse


Alger: CNAS-Pharmacies: rien ne va plus

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNAS) de la wilaya d?Alger, M. Khelifa Ghrimas, a affirmé que: «la caisse a respecté les clauses de la convention conclue avec les pharmaciens d?officines sans en avoir exclu aucun».En réaction aux protestations émises, dimanche, par 10 officines de la wilaya d?Alger, en marge du 4e séminaire international de la pharmacie, M. Ghrimas a souligné que «le pharmacien, quel qu?il soit et où qu?il se trouve sur le territoire national, n?a pas le droit de léser le malade». Certaines officines, a-t-il précisé, «refusent de fournir des médicaments aux personnes âgées titulaires de la carte du tiers payant». Raison pour laquelle, a-t-il dit, la CNAS a pris des mesures à leur encontre. Il a également précisé que «480 officines conventionnées avec la Caisse de sécurité sociale au niveau d?Alger, ont respecté les lois et proposé le service lors de la journée de protestation observée par les pharmaciens», ajoutant que «10 officines n?ont pas respecté ces lois et n?ont pas fourni de médicaments aux personnes âgées titulaires de la carte du tiers payants». «Ces pharmaciens n?ont pas le droit de prendre le malade en otage et de le priver de son droit au traitement», a souligné le responsable, précisant que la CNAS n?a pas pris de mesures de résiliation de la relation entre les deux parties depuis 2006 après les multiples plaintes déposées par les malades auprès de la caisse». Et de poursuivre que «le malade a quand même pu obtenir les médicaments très vite car les officines ayant refusé de fournir les médicaments se trouvent dans les communes de Belouizded qui compte 45 autres officines, de Bouzaréah qui compte 19 autres officines et d?El-Madania qui compte 15 autres officines». «Avant la résiliation du contrat, la CNAS a adressé une mise en demeure aux 10 agences concernées en leur accordant un délai de 3 mois pour régulariser leur situation», a indiqué M. Ghrimas avant d?ajouter que «la CNAS entretient de bons rapports avec le syndicat national des pharmaciens d?officines qu?elle rencontre régulièrement pour examiner les problèmes rencontrés et trouver des méthodes efficaces pour fournir les médicaments aux malades à travers l?ensemble du territoire national». «La CNAS avait engagé une instance judiciaire devant le tribunal de Bir Mourad Raïs contre les officines ne respectant pas le contrat», a-t-il indiqué. Les pharmaciens ayant contesté la décision de la CNAS la qualifiant d?«arbitraire», ont précisé qu?ils attendent toujours une réponse à leurs correspondances adressées à la direction de la CNAS et aux ministères du Travail et de la Sécurité sociale et de la Santé. Menaçant de porter plainte au cas où les parties concernées ne tiennent pas compte des correspondances et ne répondent à leurs préoccupations, les pharmaciens concernés ont rejeté l?accusation de la direction de la CNAS de «ne pas accorder l?aide aux personnes qui en ont besoin», estimant que «les plaintes des malades sont infondées». Plusieurs pharmaciens exclus ont affirmé que «la résiliation du contrat avec la CNAS leur a causé un grand préjudice du fait de l?entassement des médicaments au niveau de leurs officines», invitant la CNAS à «prendre en considération leurs préoccupations», car, ont-ils précisé, «ils ont des familles à leur charge».




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