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Accord gazier russo-algérien : Moscou critique la réaction de l’UE



Moscou a critiqué, hier, la réaction européenne qui a suivi la signature, le 21 janvier dernier, d’un accord entre l’Algérie et la Russie sur le gaz.

Les responsables russes ont notamment accusé la presse d’écrire « consciemment des mensonges ». « Le partenariat entre la Russie et l’Algérie est entouré de rumeurs, de suppositions, d’hypothèses et de scénarios noirs », a déclaré, selon une information rapportée par le bureau de l’AFP à Moscou, Sergueï Iastrjembski, conseiller du Kremlin chargé des relations avec l’Union européenne, sur la chaîne de télévision Vesti. « C’est une tactique du malin. On écrit consciemment des mensonges en attirant ainsi l’attention au sujet qui préoccupe les Européens », a-t-il ajouté. « Il existe des peurs latentes devant ce genre d’accords et le meilleur remède est d’informer, d’expliquer, plutôt que de se justifier, ce que nous faisons malheureusement souvent », a-t-il conclu. Le commissaire européen à l’Energie, Andris Piebalgs, a, rappelle-t-on, demandé jeudi dernier à Alger et Moscou d’expliquer leurs « intentions » et leurs conséquences pour les consommateurs européens. Le vice-président de Gazprom, Alexandre Medvedev, s’est défendu le même jour à Davos de vouloir constituer un cartel avec l’Algérie. La déclaration du patron de Gazprom a fait suite à celle faite quelques jours plus tôt par Chakib Khelil, le ministre algérien de l’Energie, à travers laquelle celui-ci a expliqué, arguments à l’appui, pourquoi il était « prématuré » de parler d’Opep du gaz. Au-delà, de nombreux spécialistes des questions énergétiques soutiennent que la méfiance affichée par l’UE à l’égard du rapprochement algéro-russe prouve en réalité que l’Occident est préoccupé par la tendance mondiale à l’affaiblissement des positions de ses groupes pétro-gaziers dans les régions de production. Car, argumente-t-on, si, autrefois, les pays consommateurs contrôlaient la production d’hydrocarbures à l’étranger par le biais de leurs compagnies, celles-ci se voient de plus en plus activement évincées non seulement par des monopoles locaux, mais aussi par des concurrents chinois, indiens, vénézuéliens, indonésiens et russes. Il est évident que ce scénario va à l’encontre des prévisions stratégiques américano-européennes. D’où les craintes récurrentes exprimées par l’UE à chaque fois que le dossier de l’énergie fluctue.




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