Algérie - Revue de Presse


Abou Djerra Soltani

« Le changement de gouvernement est un non-événement » Poursuivant sa tournée à travers les campings familiaux organisés sur la côte au profit des familles des militants et des sympathisants du MSP, Abou Djerra Soltani était hier à Témouchent où, en parallèle, il a tenu un point de presse. Dans une déclaration liminaire, le chef du MSP s?est félicité que l?Algérie ait connu un été politique inhabituel doublé d?une saison estivale renvoyant l?image d?une Algérie qui reprend goût à la vie avec un afflux considérable des Algériens qui redécouvrent la beauté de leur pays avec leur massif afflux en direction des plages, « un afflux qui signe la fin du cycle de la violence ». Se prêtant au jeu des questions-réponses, Soltani, et après s?être interrogé sur la portée du refus d?une confrontation sportive entre un représentant de l?Algérie et un autre d?Israël, il y a quatre ou cinq ans de cela, manifestera sa désapprobation du combat intervenu dans le cadre des jeux Olympiques entre le judoka Omar Meridja et un adversaire israélien. « Qu?elle soit maudite la médaille qui pourrait résulter d?une confrontation de ce type ! », s?est-il exclamé. Ce type de démarche, a-t-il noté, relève de la normalisation avec Israël, « une normalisation que nous rejetons globalement et dans le détail ». Cependant, l?orateur a tenu à nuancer son propos en distinguant entre le fait juif et le fait israélien, le second étant et l?agent et la résultante de l?oppression en Palestine. Passant à la question de savoir si les changements intervenus au sommet de l?ANP ne représentent pas un tournant politique, Abou Djerra usera de la langue de bois pour se féliciter de l?événement s?il participe de la professionnalisation et de la modernisation de l?institution militaire. Mais, relancé précisément sur le départ du général Lamari, il répondra laconiquement, estimant que ce dernier a achevé sa mission au poste qu?il occupait. Concernant le conflit presse/Pouvoir, et particulièrement l?affaire Benchicou, Soltani soutient que l?emprisonnement de deux années infligé au directeur du Matin n?a aucun rapport avec la liberté d?expression ou de la presse. Concernant la mésentente Bouteflika-Ouyahia, dont certains observateurs ont fait état, le n°1 du MSP déclare ne rien savoir. « En revanche, je sais que le scrutin du 8 avril a donné carte blanche à Bouteflika pour opérer le changement et qu?il a en plus les moyens de le faire grâce à une formidable rente pétrolière et des conditions climatiques qui ont relancé l?agriculture », a ironisé l?orateur. Sur la question du changement de gouvernement, Soltani estime que cela relève du non-événement, « car ce qui compte, c?est plutôt le programme du gouvernement. Ce qui compte également, c?est que Bouteflika a mobilisé 52 milliards de dollars pour relancer l?économie du pays ». A une question relative au code de la famille, le chef du MSP avertit que cela relève du domaine de la ligne rouge à ne pas franchir : « Nous nous révolterons ! » Par rapport à la célébration du 15 août à laquelle Bouteflika a été invité, il se félicitera de la reconnaissance de la France à l?égard de ceux qui ont participé à sa libération, espérant que ce pays reconnaîtra ses torts historiques envers l?Algérie et que cela se traduira, entre autres, par un dédommagement. Enfin, à propos de l?ouverture de la frontière avec le Maroc, Abou Djerra refuse que cette question soit couplée à une quelconque conditionnalité politique de la part du Maroc : « Pourquoi l?annonce de l?annulation des visas a-t-elle été faite le jour de la célébration de la fête du Trône ? Si elle avait été décidée un tout autre jour, la chose aurait eu une autre connotation, n?est-ce pas ? »




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