Algérie - Revue de Presse


800 millions de dollars à récupérer

Le ministre des Finances a indiqué hier, à propos de la gestion de la dette, qu?il n?y a pas de souci à se faire, car « il y a un commandant à bord ». Par-delà des restrictions budgétaires annoncées, M. Benachenhou a annoncé que l?Algérie s?attelle actuellement à récupérer les 800 millions de dollars qu?elle a prêtés. Autre volet important de la stratégie financière du pays : la garantie de la sécurité financière de l?Etat. Si pour le ministre, il est inadmissible que les générations futures remboursent les dettes des générations actuelles (dette publique, découvert des entreprises), il a indiqué que de nouveaux mécanismes seront mis en place pour éviter au pays des expériences traumatisantes comme celle dont a été à l?origine le groupe Khalifa. En plus de revenir sur la réforme de la loi sur la monnaie et le crédit et l?installation de cellule de traitement financier, il a indiqué que des dispositions seront prises, dans le cadre de la loi de finances pour 2005, pour sécuriser les fonds publics et les comptes d?affectation spéciale et pour que l?excédent des caisses sociales, des OPGI et des CCP aille au Trésor. Le ministre a précisé que l?Etat fera en sorte d?avoir, à l?avenir, des représentants dans chacune des caisses. Cela pour la simple raison, a-t-il dit, que l?argent qui vient de l?Etat représente 275 milliards de dinars sur les 355 milliards dont disposent actuellement ses caisses. M. Benachenhou a indiqué que l?OPGI a laissé 24 milliards de dinars chez Khalifa. Il a rappelé que même si le ministre des Finances risque après cela d?être davantage malaimé, il a néanmoins insisté sur l?idée que « les ressources publiques doivent être placées au-dessus de toutes les batailles ». Concernant la chose publique, il signalera le fait que le ministre n?a aucune casquette politique du fait qu?il a une vertu cardinale. Un élément important, selon lui, surtout « dans cette phase de transition politique qui exige que les arbitres, les finances publiques et les choix du pays doivent être mis à l?abri des dérèglements humains ».




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