Alger - Revue de Presse


42e anniversaire de la radio et télévision algériennes

Hommage à Farouk Bellagha Du beau monde, il y en avait au théâtre pour apprécier les chanteurs Toufik Touati et Zineddine Benabdellah, mais surtout pour rendre hommage à un enfant de la ville et de la défunte RTA, Farouk Bellagha, dont le parcours atypique se confond avec celui de la télévision et de la radio, puisque ce dernier a entamé sa carrière juste avant l?indépendance comme speaker. « Je suis entré à la télévision pour un boulot d?été pour deux mois, j?y suis resté 42 ans », devait-il dire. Ses débuts, il les fera avec son compère de toujours, Cherif Zerouala, et malgré plusieurs appels de sirènes il restera fidèle à sa ville et à ses principes. « Je suis un commis de l?Etat, pas un commis de personnes », aimait-il répéter à ceux qui voulaient s?attacher ses services à des fins politiques. Pour les Constantinois il restera cet adolescent qui créera dans les années 1960, du temps où la télévision était régionale, « Inter classes » l?ancêtre de l?actuelle « Beyna thanaouiet », cette frimousse sympathique qui ouvrait l?antenne chaque jour à 19 h, ce créateur de l?émission « Constantine sur scène » avec l?aide de son défunt ami Hassan Hallab et dont la première était consacrée à Benbadis, ainsi que « Dans les coulisses » qui se passait au TRC et à partir de laquelle plusieurs talents furent mis en évidence. Il sera ensuite responsable de la culturelle, de l?information, pour prendre la direction de la station régionale de la télévision à Constantine en 1985, puis celle de Cirta FM en 1995 jusqu?en 2004, année où il décidera de raccrocher. Sur la scène du TRC, ému jusqu?aux larmes, il rendra un hommage à son épouse qui ne l?a pas trop vu ces dernières années, car il était de toutes les couvertures médiatiques : du sport avec la présentation du JT des JM de 1975 aux Jeux africains de 1978 en passant par la coupe du monde en Argentine, la CAN en Libye et différentes rencontres sur les continents africain et européen, notamment la coupe d?Europe en 1984, radio Chaîne I et III et télévision confondues, en passant par la représentation de l?Algérie à l?URTNA au Kenya, en Pologne et à Lugano, jusqu?à la guerre du Golfe, première du nom, et enfin le millenium de l?ONU à New York en 2001. « De toutes ces expériences, celle de ma rencontre avec Aïssa Messaoudi (Sawt El Djazaïr : ndlr) a été la plus marquante. C?était le premier directeur de la télévision algérienne, et le rencontrer en chair et en os, rencontrer la voix de l?Algérie en guerre, c?était une intense émotion pour le jeune lycéen que j?étais alors », devait nous avouer la voix tout aussi remplie d?émotion que lors du début de la soirée qui mettait un terme à une carrière riche de 42 ans de joie, de stress et de jalons qui serviront peut-être aux générations futures. « Si c?était à refaire, je referai la même chose », conclura Farouk Bellagha. Alors salut l?artiste et profite bien de ta retraite !
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