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CHEIKH MOHAMED BEN YELLES ETTILIMSANI "EDDIMACKI"



Cheikh Sidi Mohamed Ben Yelles Tlemçani .Colloque à son honneur dans le cadre de la manifestation culturelle « Tlemcen capitale de la Culture Islamique »
A l’occasion du centième de l’exil (El Hidjra à DAMAS) 1911-2011 s’est tenu le colloque international du cheikh Mohamed Ben Yelles Tlemçani Eddimachki,du 27 au 30 novembre 2011 au palais de la culture de Tlemcen.
La manifestation culturelle « Tlemcen capitale de la culture Islamique »a permis à beaucoup de citoyens de connaître l’existence ,la vie ,le combat et l’exil de certains de nos Chouyoukhs . SIDI Boumèdiène Choiab El ghout avait rejoint Salah Eddine el Ayaoubi en 1187 ,an Palestine, dans la bataille de « Hattaine »pour expulser les croisés d’EL Quods . Sidi Boumédiène y avait laissé son bras enterré en Palestine et revenir professer et mourir à Tlemcen d’où le Darih d’El Oubad. A cette époque Salah Eddine El ayoubi avait offert aux maghrébins tout un quartier à El quods.
Puis vint l’émigration de l’Emir Abdelkader suite à la spoliation de sa terre d’Algérie par le colonialisme français .
L’archevêque émérite d’Alger ,Monseigneur Henri Tessier , invité d’honneur du colloque a pris la parole dans un arabe classique parfait pour rendre un hommage à L’Emir Abdelkader en citant sa réponse au cardinal ,après qu’il eut reçu des félicitations pour avoir défendu les chrétiens « Je que j’ai fait envers les chrétiens ,je l’ai fait en application des principes de l’Islam et du devoir de protéger les innocents » .Pour rappel l’EMIR Abdelkader ,lors de son exil en Syrie ,était sorti ,avec son armée s’interposer entre musulmans et chrétiens pour défendre ces derniers très minoritaires.
Mais l’introduction n’est qu’’un trop bref aperçu trop succinct pour démontrer que l’émigration vers le « Cham »(Syrie) est bien antécédente à l’occupation française.
Le but de notre de notre article est de parler de Cheikh Ben yelles Mohamed Ettilimçani à qui les syriens ont ajouté « Eddimachqui » de Damas , par respect à cet illustre savant soufi.
M. Kamal Bouchama ,ancien ministre Algérien et ancien ambassadeur en Syrie ,écrivain et auteur d’un livre traitant de l’émigration des algériens de Sidi Boumédiène à Sidi Benyelles ; est intervenu pour nous informer que nous avons délaissé un patrimoine algérien qui se trouve en Syrie. Le palais de l’Emir Abdelkader à Damas a été acheté par la France à un prix dérisoire parce qu’il se trouvait en piteux état.
Kamel Bouchama a voulu rester diplomate pour ne point trop accabler les gouvernants du passé sur cette omission ou mise à l’écart d’un pan de notre mémoire.
IL a mis ces omissions sur le fait que nous avions des priorités plus importantes ; à savoir la construction du pays. Ceci n’aurait pas dû empêcher cela.
Grâce à ces colloques, où malheureusement la jeunesse la plus concernée est absente, nous avons appris beaucoup de choses qui nous étaient inaccessibles, il n’y a pas si longtemps. Il reste donc à transmettre ces recherches et ces écrits à qui de droit : nos étudiants en incluant beaucoup de sujets à nos programmes scolaires.
L’histoire de l’Algérie est plus riche pour que certains veuillent le faire croire en la limitant à de faits, certes glorieux, mais restreints dans le temps et l’espace.
Comme certains veulent restreindre l’Histoire et l’épanouissement culturel ou civilisationnel de Tlemcen à l’arrivée des andalous.
Quant à Cheikh Ben Yelles , il n’a jamais cessé d’exister à travers ses écrits et ses « kassaids »que les fakirs des différentes zouias, lisent et chantent lors de leurs rencontres quotidiennes ou hebdomadaires. Son travail d’éducateur, de maitre soufi, se pérennisé à travers les zaouias de la ville.
Comme me l’a rappelé Cheikh Sid Ahmed Mamchaoui : « Chez nous la Takafa Islamia ,c’est quotidien et gratuit en plus ».Sans commentaire.
Cheikh Sid Ahmed n’a pas eu tort de me faire cette remarque
Tout ce qui a été dit dans ces colloques de nous l’avions appris à travers les cours quotidiens de l’histoire de nos maitres soufis, de leurs écrits , de leurs kassaids, leurs combats et de l’explication des textes qu’ils nous ont laissé.
Les hommes de l’ombre perpétuent l’histoire de l’Algérie sans faste ni apparence : c’est ce que j’appelle la culture du peuple profond.
La Zaouia Mamchaouia a été pour moi une deuxième école éducatrice en ce sens qu’elle m’a ouvert les yeux sur un pan de l’histoire de mon pays que des colloques tardifs se veulent innovateurs.
Contrairement à ce qu’ont avancé des conférenciers, Cheikh Ben Yelles n’a jamais été oublié chez lui. Au contraire, il continue de vivre avec les foukaras. C’est son œuvre qui lui permet de rester vivant bien après et longtemps après sa mort.
Cependant je regrette que les « kassaids » de Sidi Senouci fussent lues avec trop de simplicité.
Les ténors du « Samââ » cheikhs Ghouti BENKALFAT ET KORSO de la Zouia Mamchaouia auraient fait vibrer la salle de leurs lectures spécifiques et appropriées que beaucoup de profanes ignorent. Ce sont précisément ces hommes de l’ombre qui perpétuent le rôle éducatif, philosophique et spirituel soufi qu’a voulu perpétuer Cheikh Ben Yelles/
Malheureusement les éternels accaparements de la scène par les assoiffés d’apparat ont fait que la manifestation a manqué de l’essentiel. La lecture appropriée par ses spécialistes des « kassaids »(chants religieux et élogieux ) de ce grand maitre soufi. Cheikh Ben Yellés se serait fait connaitre par lui-même et de meilleure manière.
En 1911 ce grand patriote a refusé que ses foukaras servent dans les rangs de l’armée coloniale. Pour rappel le colonialisme enrôlait de force les jeunes algériens dans son armée. La France de l’époque constituait ainsi des corps d’armée qui servait de chair à canon dans les différentes guerres.
CHEIKH BEN YELLES a donc préféré l’éxil au Cham(Syrie) avec 250 familles soit trois mille âmes environ/ C’est ainsi que les syriens lui ajouté le surnom de Eddimachki de Damas.
Il fut reçu avec tous les égards dus à son rang et continua de professer la foi et le soufisme.






Vu : 46 fois
Posté Le : 30/11/2011
Posté par : ghezouti
Ecrit par : ghezouti abderrahim
Source : colloque du 27 novembre 2011 à TLZMCEN

 

 



      

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