Algérie - Jil El Ghiwane

Biographie Jil El Ghiwane



Biographie Jil El Ghiwane
Partout où ils se sont produits, les membres du groupe Jil El Ghiwane de Constantine ont enflammé les scènes. Leur prestation ne laisse aucun public indifférent. Des spectacles hauts en couleur et en sonorités, avec un rythme soutenu et endiablé sur les airs de la mandole, de la guitare électrique et de l’orgue, accompagnés des instruments de percussion (batterie, conga, derbouka, bendir et karkabou).


Créée au début des années 1980, sous le nom de «Jil El Ghiwane» par Hamid Khamer, Saïd Khamer, Mohamed Nesserdine Reghida, plus connu par Didine, et le regretté Kamel Chiadekh, le groupe sera rejoint en 1985 par Rabah Bouhbila. «C’est par passion et amour pour ce genre musical que nous avons formé ce groupe», nous confie Mohamed Nasserdine Reghida. Infatigable, la troupe puise ses chansons d’un patrimoine aussi riche que populaire.

Des titres aussi connus comme Allah Ya moulana, Ennass Houel, Ya hbaba, Hakmet Lekdar, Mal Hali, Ida Daq El Hal, ainsi que les titres populaires tels Ya bent bladi et Echamaâ. Le groupe, dont les membres sont tous des fonctionnaires, connaîtra des fortunes diverses. Il entrera en hibernation dans les années 1990, à cause des événements tragiques qu’a connus l’Algérie. En 2000, Hassan Khniene rejoint la troupe qui portera le nom de groupe Gnawa. «C’est grâce au réalisateur de l’ENTV de Constantine, Ali Aïssaoui, que le groupe a repris pour animer la clôture du Festival maghrébin du théâtre, et c’est ainsi que nous avons relancé nos activités», nous dira Didine Reghida.

Ce dernier précisera que si le groupe s’inspire des œuvres des non moins célèbres groupes de Nass El Ghiwane, Jil Jilala et El Mchaheb, il a pu constituer son propre répertoire tout en restant dans la même ligne, celle du gnawa et du moghrabi. «Nous avons même produit un album dans les années 1990, mais nous ne l’avons pas diffusé pour diverses raisons», notera-t-il. Il faut dire aussi que, faute de médiatisation, le groupe, qui cumule une longue carrière, demeure peu connu. Certains jeunes et autres amateurs du style gnawa l’ont découvert à l’occasion des soirées organisées dans diverses manifestations.

Pourtant, «la bande à Didine» compte à son actif plusieurs participations dans des festivals de renommée internationale, notamment entre 1987 et 1989. Outre une participation dans un festival à Barcelone, elle a surtout représenté l’Algérie aux 5es Rencontres méditerranéennes de Montpellier, comme elle a pris part aux festivités du 5 juillet organisées à Strasbourg par l’Amicale des Algériens en Europe. En 2013, le groupe qui a vu le départ de Hassan Khniene connaîtra l’intégration de Chams Laoub, une voix féminine qui promet beaucoup. La troupe reprendra finalement sa première appellation de Jil El Ghiwane. La production d’un CD est le principal projet de ce groupe qui ne manque pas d’ambition ni de savoir-faire musical. Et c’est tout le bien qu’on lui souhaite.



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