| Vie culturelle et littéraire dans l'Afrique romaine | Postée par : hichem Date : 23/02/2007 Ecrit par : Catherine Salles ; Maître de conférences à l'université de Paris X-Nanterre Source : www.edutemps.fr
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| La richesse de l'Afrique, pendant les cinq premiers siècles de notre ère, se manifeste entre autres par la vitalité culturelle et littéraire de cette province. Carthage est la capitale incontestée des intellectuels africains : Tous dans la cité entière, écrit Apulée, sont cultivés, tous sont versés dans toutes les sciences, les enfants pour s'en instruire, les jeunes gens pour s'en parer, les vieillards pour les enseigner. Carthage, école vénérable de notre province, Carthage, Muse céleste de l'Afrique, Carthage, Muse du peuple qui porte la toge ! Du dernier éclat de la romanité païenne illustrée par les oeuvres d'Apulée au triomphe du christianisme latin magnifié par Tertullien et saint Augustin entre autres, l'Afrique, à partir du IIe s., est devenue le miroir de la latinité. L'intégration des Africains doit beaucoup à l'existence d'un patrimoine culturel qu'ils partagent avec les autres habitants de l'Empire. Cette assimilation passe par l'éducation assurée auprès des enfants ou des jeunes gens et par la floraison de manifestations culturelles dans l'ensemble de la province. Alors qu'en Occident, pendant la seconde moitié du IIe s., la littérature latine s'épuise et ne produit plus guère que des compilations savantes ou des recueils de curiosités, elle trouve un nouveau souffle en Afrique où, du IIe au Ve s., paraissent des oeuvres majeures de la latinité, tant profanes que chrétiennes. Tous les écrivains africains ont été formés, comme tous les hommes cultivés de l'Empire romain, à l'école des grammairiens et des rhéteurs. Aussi leurs oeuvres, qu'elles soient païennes ou chrétiennes, sont-elles fortement marquées par l'enseignement « à la romaine » que ces écrivains ont reçu pendant leur jeunesse. |
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