| Biographie de Malek Haddad | Postée par : nassima_v Date : 24/02/2008
Source : www.oasisfle.com
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| Né le 5 juillet 1927 à Constantine; mort le 2 juin 1978 à Alger. Études primaires et secondaires. Bref passage dans l'enseignement. En 1954, fait des études de droit à Aix-en-Provence. Voyage, puis collabore à des revues et hebdomadaires. Tentative de travail en Camargue, puis Paris, radiodiffusion. Effectue des missions pour le F.L.N. en U.R.S.S., en Égypte et en Inde. Après 1962, dirige, à Constantine, la page culturelle d'An-Nasr (1965-1968). D'avril 1968 à août 1972, directeur de la culture au ministère de l'Information et de la Culture. S'occupe du premier colloque culturel national (31 mai-3 juin 1968) et du premier festival panafricain en 1969. En juillet 1972, est conseiller technique chargé des études et recherches dans la production culturelle en français. Après l'indépendance, a décidé d'arrêter d'écrire puisque le français, qu'il utilisait, le séparait de ses « vrais » lecteurs. Une entorse en 1967 un poème pour la Palestine. Quelques articles. Le Malheur en danger (poèmes; Paris, la Nef, 1956) ; La Dernière Impression (roman; Julliard, 1958) ; Je t'offrirai une gazelle, (roman; Julliard, 1959) ; L'Élève et la leçon (roman; Julliard, 1960) ;Le Quai aux fleurs ne répond plus (roman; Julliard, 1961) ; Écoute et je t'appelle (poèmes; Maspero, 1961, précédés de « Les zéros tournent en rond », essai).
ILS VONT DANS LA LÉGENDE Ils vont dans la légende Et la légende ouvre ses bras
Je leur avais parlé J'avais senti leur main Ils avaient des enfants et même des défauts Comme ils savaient sourire alors qu'il faisait nuit
Je les retrouve en achetant Un journal Ils étaient mes amis ils n'étaient pas des mots Des chiffres ou des noms Ils étaient mille jours et dix ans de moi-même Le repas qu'on partage La cigarette de l'ennui Ils savaient mes enfants Je leur donnais tous mes poèmes Ma mère aimait leur coeur Ils étaient mes copains Je leur avais parlé
Ils vont dans la légende Et la légende ouvre ses bras Et ils sont devenus une âme et ma patrie Je ne verrai jamais mon copain le mineur Son sourire éclairait son regard d'amertume Mon copain le boucher et l'autre instituteur
Et je m'excuse D'être vivant Je suis plus orphelin qu'une nuit sans la lune
Ils vont dans la légende
Et la légende ouvre ses bras... Quand Reverrai-je Hélas
« J’ai peut-être rêvé : les vaisseaux sont fantômes Ai-je connu la ville où hier un attentat Mettait dans les journaux un air de glas qui sonne Au non-sens effréné qu’on appela Cirta C’est à douter d’un souvenir et l’Algérie Me dit dans un regard que mes yeux m’ont menti Et rien d’autre mon cœur que cette rêverie Au bastingage lourd d’un bateau qui partit
Suis-je né dans l’exil et dans mon habitude A chercher au métro le couloir étranger Suis-je le prisonnier de cette servitude Qui nous fait dire blanc dés lors qu’il a neigé
Mon cœur est un touriste aux étapes d’ennui Je ne visite rien qu’un souvenir qui râle Hôtel tout n’est qu’hôtel pour allonger la nuit Ah ! la fiche à remplir testament des escales
Je connais sous les ponts à l’écoute du fleuve L’impassible dialogue et les mornes questions Que se pose un maudit à qui manque la preuve Qu’il est juste pour lui de dormir sous un pont
Verrai-je un nouvel an aux couleurs de cerise La rue blonde au pavé d’un jour du mois de mai Et vers le Djebel Ouach quand bavarde la brise Tous ces rêves noyés d’un lac aux yeux fermés
J’ai peut-être rêvé : les vaisseaux sont fantômes Ai-je connu la ville où hier un attentat Mettait dans les journaux un air de glas qui sonne Au non-sens effréné qu’on appela Cirta ». |
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