En effet lundi dernier, en cour d'appel, cette lourde peine infligée à cette malheureuse infirmière a été ramenée à une condamnation plus atténuée à celle de 3 mois de prison ferme assortie d'une amende de 20 000 DA.
Pour rappel, une dame d'Alger avait poursuivi cette infirmière, dans une première affaire, pour le kidnapping de sa fille (voir édition El Watan du 17 juillet 2008, l'article intitulé « Incarcération abusive d'un infirmière »). Cette infirmière et sa petite cousine impliquées dans cette affaire ont, durant tout le procès, plaidé leur innocence en affirmant qu'en aucun cas elles n'avaient agressé l'Algéroise. Selon les débats, la dame d'Alger, qui suspectait l'infirmière d'avoir caché sa fille, s'est présentée, le 8 mai dernier, dans le quartier où habite la mise en cause, elle aurait demandé à un jeune garçon, apparemment un proche voisin, si elle pouvait étancher sa soif. Hospitalité oblige elle fut admise au domicile de ce dernier où elle a été accueillie par la maîtresse de maison. A cet instant, l'infirmière a été avisée par une proche de la présence de la dame venue d'Alger. En compagnie d'une cousine, elles se rendent chez cette dernière. Au cours du procès, l'infirmière dira au juge qu'elle était allée à la rencontre de l'Algéroise dans le but de la convaincre qu'elle ne détenait pas sa fille et par la même occasion lui demandait de cesser de l'harceler et de nuire à sa réputation. Cependant, une échauffourée éclata entre les antagonistes, la maîtresse de maison dans son témoignage affirmera qu'elles se sont disputées à l'intérieur de son domicile et que l'Algéroise avait contacté, par téléphone mobile, deux de ses amies pour venir la soutenir, mais qu'à l'arrivée de celles-ci, elle les a toutes mises à la porte. Elle confirma dans son témoignage qu'en aucun cas la dame d'Alger n'avait été agressée chez elle. De leur côté, les deux amies venues à la rescousse, qui sont des s'urs, ont affirmé au juge que l'infirmière et sa cousine étaient armées d'une pierre et d'un bâton et qu'elles étaient venues en taxi pour récupérer leur amie, car celle-ci était en danger. Ce qu'elles déclareront aussi à la barre, c'est qu'elles ont dû user de la force pour libérer leur amie des griffes de l'infirmière et de sa cousine, puis la mettre dans le taxi. Un autre fait dans cette affaire s'est ajouté, c'est que le pare-brise arrière du taxi a volé en éclats, causé par un jet de pierre au moment où il s'apprêtait à partir. Le chauffeur avait déposé plainte contre X, mais il ne s'est pas présenté à l'audience. Deux jours après, soit le 10 mai, l'Algéroise dépose plainte contre l'infirmière et sa cousine pour coups et blessures volontaires avec, à l'appui, un certificat médical de 2 jours d'incapacité. Les avocats de la défense avaient, alors dans leur plaidoirie, remis en question le caractère du certificat médical qui ne déterminait ni la nature de la blessure ni l'origine de celle-ci et que pour deux jours d'incapacité, cette affaire aurait dû être jugée en contraventionnelle et non pas en correctionnelle et que les déclarations de la dame algéroise n'étaient pas crédibles dans la mesure où cette dernière avait, dans la première affaire en cours d'instruction, accusé l'infirmière de kidnapping alors que sa fille avait refait surface et avait témoigné du contraire. En ce qui concerne la partie civile, elle avait requis un an de prison ferme pour les deux inculpées.
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