| Le FFS soutient les commerçants Le Front des forces socialistes (FFS) dénonce « la répression sauvage qui s?est abattue sur le mouvement de protestation citoyenne » les 11 et 12 octobre à Ghardaïa. Les commerçants de la ville avaient en effet décidé d?une grève générale en signe de protestation contre « la hogra et l?absence de dialogue de la part des autorités », indique le communiqué du FFS. Et de continuer : « Le recours permanent à la stratégie de la peur, de l?intimidation et de la menace n?a pas atténué la détermination des Algériens à mener le combat pacifique pour arracher tous leurs droits et libertés. » Le docteur Fekhar Kameleddinne, élu du FFS à Ghardaïa, raconte : « Les commerçants ont voulu faire une journée de grève pour la simple raison qu?ils sont constamment persécutés par une commission mixte, composée d?un représentant des Douanes, des impôts et de la gendarmerie, qui s?ingère dans leurs comptes de manière inopinée, alors qu?à 100 m il y a des trabendistes qui étalent leurs marchandises sans être ennuyés. » La journée de protestation devait se tenir le 11 octobre et l?objectif consistait à observer un sit-in pas loin de la wilaya. « Mais le wali ne s?est pas déplacé, ce qui a motivé les commerçants à revenir le lendemain », précise l?élu FFS. Et c?est lors de cette seconde journée de grève que « des dépassements ont été constatés tels que matraquage, bombes lacrymogènes... », raconte le docteur Fekhar. Aujourd?hui, « la population locale exhorte les autorités à libérer les 30 jeunes arrêtés, ainsi que le départ du wali », explique l?élu FFS. |