Enregistrer des mots et des phrases pour reconstituer les anciennes chansons interprétées à l'occasion des fêtes familiales et autres évènements et les danses locales disparues avec le temps : voilà le dada de Bourdouz Nacer.
Le terrain de prédilection de cet anthropologue d'origine berbère, ce sont d'abord les montagnes et les contrées inconnues où il part à la rencontre des populations. « Depuis dix ans, j'ai pu récupérer 1200 paroles à partir des communes de la daïra de Gouraya, à l'ouest de la wilaya de Tipaza, explique-t-il. Une goutte dans l'océan compte tenu de la variété et la richesse de ce patrimoine oral ! ». Toujours à l'affût des contes populaires qui surgissent des djebels de Beni-Menaceur, de Sidi Sémiane, de Bouhlal, de Yourayane, du Chenoua, il s'intéresse aussi aux bijoux et aux habits traditionnels, qui selon lui, sont identiques aux régions des Aurès et de la Kabylie. « L'habit traditionnel portée par la mariée, lors du rite de Sidi Mâamar, est portée par des femmes en Afrique du Nord, depuis la Lybie jusqu'au Maroc », poursuit-il.
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