| Le syndicat tire la sonnette d?alarme Dans une déclaration qu?il a qualifiée d?appel de détresse, le syndicat de l?Entreprise nationale des grands travaux pétroliers (GTP) a dénoncé la gestion de l?actuel président-directeur général « qui a brillé par des résultats négatifs jamais connus dans l?histoire de l?entreprise ». Entre autres griefs retenus contre lui, figure l?aggravation du déficit de l?entreprise qui a atteint 112 milliards de centimes en 2004. D?après les prévisions du syndicat, l?année 2005 s?annonce également sous de mauvais auspices avec un déficit de l?ordre de 87 milliards de centimes. Cet état de fait est imputable, selon la même source, au recours généralisé à la sous-traitance dans des métiers de base de l?entreprise alors que « la sous-traitance se faisait dans le passé uniquement pour quelques corps d?état dont l?activité n?était que secondaire tels le calorifugeage, la peinture et le sablage », est-il précisé. Le syndicat condamne aussi « le recours systématique à la location » de matériel alors que, selon lui, l?entreprise consacre chaque année 17% de son chiffre d?affaires à l?investissement d?achat de matériel de levage, soudage et transport ainsi que d?autres équipements. La gestion du premier responsable de la GTP est également mise en cause dans les échecs des projets Aïn Salah, Tiguentourine, Arzew, Illizi, Beni Mansour qui auraient fait l?objet d?« une mauvaise maturation et une gestion catastrophique tant humaine, matérielle, que financière ». Le syndicat dénonce particulièrement « l?absence de dialogue ». La politique de recrutement de la direction générale est, en outre, mise à l?index par le partenaire social. Pour celui-ci, « le nombre astronomique de recrutements du personnel de soutien, et ce, sans aucune politique prévisionnelle de recrutement qui répond effectivement aux besoins réels de l?entreprise traduit l?inexistence d?un planning de mobilisation des ressources tant humaines que matérielles ». D?ailleurs, la déclaration rapporte que la titularisation des travailleurs temporaires « est restée lettre morte à ce jour ». Il y est également question de « la stagnation intentionnelle » de la convention d?entreprise et du règlement intérieur. |