Un pâté de maisons, situé à Haï Ouarsenis, dans la commune de Mers El-Kébir, est mis en péril par le jaillissement d'une source d'eau douce. L'émergence soudaine à la surface du patio d'une habitation, de l'eau provenant d'une nappe aquifère souterraine a plongé la maisonnée, et par ricochet leurs voisins immédiats, dans l'inquiétude. «En fait, l'apparition de l'eau n'a fait que transformer en certitude notre pressentiment nourri par les secousses à répétition et les fissures dans le sol, les murs et même les piliers et les poutres. Maintenant, nous sommes certains que nos demeures sont assises sur une nappe d'eau qui finira, tôt ou tard, par les faire écrouler. Nous prions Dieu que ce jour-là, nous ne serons pas là», soupire la mère de famille. Exhibant un paquet de documents administratifs dont un constat de péril établi par la Protection civile, un rapport d'expertise de l'Hydraulique et des demandes de relogement, la propriétaire des lieux lance un signal de détresse en direction des autorités municipales, les sollicitant pour lui venir en aide non sans leur porter la responsabilité d'un éventuel sinistre.
Quasiment perché à flanc d'une dépression, en contrebas du chemin vicinal reliant la RN2 et le CW 44 (Corniche supérieure), le groupe de bâtisses en question est loin d'être une référence en matière d'architecture, pour ne pas dire que c'est un bric-à-brac de matériaux de construction. Mais avec une nappe aquifère au-dessous, la situation devient alarmante.
«A quelque chose malheur est bon », l'eau douce surgissant des entrailles de la terre aura néanmoins servi à quelque chose.
En effet, cette source d'eau potable, fraîche en été comme en hiver, et qui coule avec un fort débit, a résolu la crise d'eau pour cette famille et ses voisins, qui s'en approvisionnent quotidiennement. «Pour peu que l'on nous trouve un toit sûr, cette prolifique source peut être savamment exploitée par les services de l'Hydraulique», souhaite celle qui veille jalousement sur cette source «bénite», laquelle est, en même temps, «source de peur» pour ces habitants.
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