Deux enfants, âgés respectivement de 3 et 8 ans, ont été blessés hier dans un effondrement partiel survenu au 8, rue la Tour, dans le quartier de Haï Oussama (ex-Boulanger). Les enfants étaient en train de jouer lorsqu'une partie du plafond s'est écroulée, les blessant au visage et au pied, affirme leur mère, ajoutant que, n'était-ce le réflexe de leur père, ils allaient périr sous les décombres. Encore sous le choc, les six occupants des lieux n'ont pas caché leur peur face à ce drame qui a failli coûter la vie aux deux enfants. «Nous sommes en danger», clament-ils.
Pour les sinistrés, la vétusté de la bâtisse de trois étages ne fait qu'augmenter leur angoisse et le danger est bien réel à voir l'état délabré des murs, de la cage d'escalier et de la toiture. Le rapport d'expertise élaboré par un bureau d'architecture, le 19 juillet 2008, a révélé le vieillissement de la bâtisse avec un degré de 90% et des fissures profondes affectant tous les murs. En effet, sur les lieux, à peine la porte d'entrée de l'immeuble franchie, tout est en ruine. La cage d'escalier a complètement disparu pour laisser place à une échelle. A l'intérieur des appartements de deux pièces, le constat est désolant, laissant apparaître clairement l'état de délabrement très avancé des murs et du reste de la bâtisse. Pour maintenir l'équilibre et éviter un effondrement au sein de la cuisine, les parents des deux enfants blessés ont dû recourir à une poutre qu'ils ont installée pour maintenir le plafond. « Nous avons peur que les planches en bois s'effondrent sur nos têtes ». Le rapport des services de la Protection civile, après leur intervention du 16 juillet 2008, souligne le danger lié à l'état de l'immeuble et l'urgence d'évacuer les lieux. « La structure ne répond pas aux normes de construction et nécessite sa démolition », lit-on dans le rapport d'expertise.
Du côté des familles, la commission de l'APC chargée du dossier du vieux bâti est déjà passée et les a recensés lors de sa sortie sur site effectuée deux mois auparavant. Mais, jusqu'à présent, aucune suite n'a été donnée à leurs doléances, malgré les démarches entreprises auprès des instances locales. Ainsi, en espérant qu'une solution sera trouvée à leur problème, les familles interpellent le wali d'Oran pour leur venir en aide. «Nous espérons voir nos enfants grandir loin du danger permanent des effondrements », lance une mère de famille, les larmes aux yeux.
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