Beaucoup s'étonneront de son exploit mais feront entendre que Boubsila « regorge de talents inexploités. La Montagne, une cité voisine, fut de tout temps considérée comme une localité qui « enfante des jeunes qui prennent le' maquis ».
Il s'en est trouvé parmi eux qui ont choisi le tatami, n'en déplaise à nos spécialistes ès-qualités des affaires terroristes. Le judoka Amar Benyekhlef a décroché l'argent dans une catégorie très disputée des Jeux olympiques de Pékin, où l'Algérie n'a guère mieux fait que les précédentes éditions. Pourtant, elle a été représentée dans plusieurs disciplines, mais le résultat, bon s'entend, n'était pas au rendez-vous. « On y a été juste pour ''el moucharaka''. C'était pour voir évoluer le autres, tous les autres, qui sont là pour décrocher des médailles. Des athlètes qui savaient qu'ils se classeraient bons derniers dans leur discipline, n'ont pas boudé leur plaisir : Pékin vaut bien une chandelle ou une défaite, c'est selon », laisse-t-on entendre. Benyekhlef, qui s'est incliné suite aux pénalités face au Géorgien, Irakli Tsirekidze, par ailleurs champion du monde, a gardé, lui, bonne impression. « La décision du juge était sévère », s'est empressé de dire la presse sportive. Mais notre propos n'est pas de discuter la performance du sportif ou celle de Soraya Haddad. Mais de voir surtout la raison des contre-performances d'un sport qui ne fait plus rêver chez nous. Les ratages des sportifs doivent être vus, en partie, à l'aune du travail des gestionnaires du sport national, mais aussi des autorités locales « auxquelles revient la charge » des athlètes. L'APC d'El Harrach s'en est souvenue, en décidant d'honorer le judoka. Dans les quartiers, dans les cités-dortoirs, bizarreries architectoniques, rien n'est mis à la disposition des champions potentiels de la trempe de Benikhlef. L'Etat n'en a cure et les associations et autres comités de quartiers ne font guère mieux. Aucun ne s'y intéresse, pas de plus value ni de résultats dans l'immédiat. Le bakchich et les adeptes du « Dubai connection » ne lorgnent pas du côté de ces jeunes. A voir l'état des maisons de la culture et autres infrastructures de proximité, l'on en peut que tirer des conclusions sur les performances du sport national. Seuls les espaces que se sont appropriés ces jeunes « marchent ». Les terrains vagues et autres stations de bus servent au moins à quelque chose.
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