| Des coins chauds aux coupe-gorge | Postée par : sofiane Date : 24/08/2008 Ecrit par :
A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com
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Des coins «chauds», qu'on appelle même «coupe-gorge», peuvent bien exister à travers certaines cités de la ville de Constantine, « mais d'une façon générale la sécurité est bien maîtrisée », souligne un officier de la sûreté de wilaya en réponse à notre question relative au climat de peur que suscitent des zones réputées par les agressions commises contre les citoyens. « C'est le propre de toutes les grandes agglomérations de vivre avec des énergumènes, qui, même s'ils sont pris dans les filets des services de sécurité, sont vite remplacés par d'autres », tiendra-t-il encore à préciser. En passant par l'immense cité Boussouf, celles de Boudraâ Salah, Oued El-Had, Emir Abdelkader et jusque dans des endroits au coeur du centre-ville, le citoyen évoque avec inquiétude les risques d'agression qui menacent quiconque se hasarde à les traverser, de nuit notamment. Les riverains des lieux n'échappent pas à la règle, à l'exemple de ces locataires de la cité Boussouf (3ème tranche) qui se sont fait agresser verbalement et même physiquement par des malfrats lorsqu'ils ont tenté d'agir pour ramener le calme près de chez eux. Le problème se pose aussi avec acuité du côté de Daksi, où les résidents vivent le calvaire. « En sus de tous les désagréments et de toutes les nuisances provoqués par les vendeurs du souk informel, la journée durant, nous voilà aujourd'hui face à une situation plus dangereuse encore avec la dégradation des conditions de sécurité au sein du quartier », nous déclarent les habitants de la cité Daksi Abdesselem, précisément ceux résidant dans les environs limitrophes à la clinique des reins.
«Après le départ des marchands au bout de la journée, un climat d'inquiétude s'abat sur les lieux, et il devient presque impossible de traverser les lieux en toute quiétude à partir de 21 heures », signale un résident du quartier Daksi 1. Ajoutant dans le sillage qu'il se trouve contraint, afin d'éviter ces endroits mal fréquentés, de faire un large détour pour rejoindre son domicile. Un véritable no man's land, si l'on se fie aux histoires relatées par les habitants. La crainte se lisait sur les visages de ces derniers lorsqu'ils évoquent la domination de ces individus de tout acabit qui agissent en maîtres des lieux et contrôlent tous les mouvements sur ce périmètre résidentiel «Toute ronde des services de sécurité est aussitôt signalée par des guetteurs qui donnent l'alerte à leurs acolytes », relève un citoyen. « D'où la difficulté de les surprendre en flagrant délit », indique-t-il encore. Car le lieu est notoirement connu pour ses débits de boissons alcoolisées clandestins et autres ventes de stupéfiants. Les riverains «n'en peuvent plus de vivre dans ce climat d'insécurité. Ils revendiquent une prise en charge de ce dossier par les autorités compétentes». Rappelons à ce propos l'assassinat d'un jeune résidant du quartier, âgé d'à peine 24 ans, tué lors d'une rixe qui a éclaté à la suite de son intervention contre des personnes indélicates près de son domicile. Les services de sécurité, pour leur part, n'ont pas manqué de rappeler «les descentes musclées opérées à maintes reprises dans ces quartiers, qui ont pu dans leur sillage ramener le calme et la quiétude, procédant au nettoyage de ce nid de parasites, éradiquant le commerce informel durant la journée et poussant les malfrats à se terrer loin de leur mauvais commerce». Mais les mauvaises habitudes ont la peau dure, car les choses se dégradent chaque fois que l'étau des services de sécurité se relâche un peu. Maintenir une pression constante sur les lieux pour une longue durée, voilà peut-être la solution efficace aux maux dont souffre les citoyens. Enfin, la bonne solution, pour Daksi entre autre, il faut peut-être l'attendre pour le prochain mois d'octobre, où l'on prévoit l'inauguration du siège de la wilaya qui sera bâti au coeur de la zone Daksi 1. Ce jour-là, aucune déviance, de quelque nature qu'elle soit, ne sera tolérée à cet endroit, qui fera place nette pour accueillir la plus haute autorité de la wilaya.
En tout cas, comme tiendra à le signaler l'officier de la sûreté de wilaya, on ne peut venir à bout de ces «poches» d'insécurité qu'avec l'implication du citoyen.
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