| Les députés dénoncent les non-dits du texte | Postée par : sofiane Date : 30/06/2008 Ecrit par : Nadia Mellal Source : www.liberte-algerie.com
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| Rachid Benaïssa, le tout nouveau ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a présenté hier à l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance plénière, l’avant-projet de loi portant orientation agricole. Devant les députés, le tout nouveau ministre dira que la loi sur l’orientation agricole est un cadre législatif clair devant permettre de gérer les choses de manière réglementaire. “C’est pour qu’on sache où on va et quels sont les outils qu’on utilise dans un cadre clairement défini et transparent facilitant les choses aux investisseurs”, expliquera-t-il. Évoquant la sécurité alimentaire, le ministre de l’Agriculture expliquera que l’avant-projet de loi agricole “aidera à la garantir”. Comment ? “La sécurité alimentaire est une dimension stratégique et nationale, c'est-à-dire que tout le monde doit travailler dans ce sens.” Plus explicite, il dira que “les gens vont devoir travailler la terre sinon on les obligera à le faire”. Rachid Benaïssa ajoutera qu’il est question, à travers cet avant-projet de loi, de mesures incitatives au travail de la terre : “Des aides et des accompagnements seront mis en place”, dira-t-il, mais sans pour autant aller dans la précision. Quatre-vingt-quatre intervenants se sont inscrits, compte tenu de l’importance de l’avant-projet de loi en question. La première intervention a été celle d’un député du Front de libération nationale (FLN) qui a dénoncé “l’opacité” du texte de loi : “On n’a pas compris pourquoi le texte est concis et imprécis, alors qu’il est d’une importance capitale”, dit-il avant d’ajouter : “26 articles ont été rattachés à d’autres textes législatifs à venir. Qu’est-ce que cela veut dire ?” Le député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Hakim Saheb, quant à lui, dénoncera dans son intervention “la délinquance” dans la gestion du secteur agricole. La délinquance dont il parle est en rapport avec l’attribution de parcelles de terrain à “des gens indus”, précise-t-il. “Il y a une dilapidation du secteur agricole à cause de l’incurie et de la délinquance”, dira le député du parti de Saïd Sadi avant d’expliquer qu’“il y a des attributions de parcelles agricoles à des indus bénéficiaires”. Sur un ton ferme, il regrettera le fait que “70% de notre facture alimentaire soient le fait de l’importation et 40% de nos terres sont en jachère”. Il demandera dans le même temps “le classement et la protection du patrimoine foncier agricole de toute spéculation et la protection des zones homogènes telles que les montagnes, les oasis”. Le détournement des terres agricoles de leur vocation a été aussi dénoncé par une députée du groupe parlementaire des indépendants. “Il a été procédé à la destruction des milliers de terres agricoles au vu et au su de tout le monde sans qu’il y ait une intervention de quelque responsable, que ce soit pour arrêter le massacre”, explique-t-elle. Mohamed Guidji du Rassemblement national démocratique (RND) dira, quant à lui, qu’il y a “dix mille poursuites judiciaires dans le cadre du soutien agricole à travers les prêts et les crédits”. |
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