| Les enseignants du technique «auront le choix» | Postée par : hichem Date : 29/11/2006 Ecrit par : H. Saaïdia Source : www.quotidien-oran.com
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| | Les déclarations des ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement professionnel au sujet de la réorganisation de l’enseignement technique se sont multipliées ces dernières 48 heures.
Hier à Alger, le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a déclaré que le transfert des enseignants de l’enseignement technique du secteur de l’Education nationale vers le secteur de l’Enseignement et de la Formation professionnels, prévu avant 2007, «ne sera pas obligatoire». Dans une déclaration à la presse, en marge d’une conférence organisée par le ministère en faveur des représentants des syndicats nationaux pour les informer sur le statut général de la fonction publique, dans le cadre de l’élaboration du statut des enseignants et des travailleurs du secteur, M. Benbouzid a rassuré les enseignants concernés que la décision de leur transfert vers le secteur de l’Enseignement et de la Formation professionnels «se fera en fonction de leur choix».
Il a en même temps souligné que «les enseignants qui seront transférés vers le secteur de l’enseignement professionnel garderont leur statut socio-professionnel». Le ministre a affirmé que «son secteur a besoin de près de 90% de l’effectif actuel des enseignants du technique», précisant que «les enseignants qui préfèrent rester sous la tutelle du ministère de l’Education nationale seront recyclés». M. Benbouzid a rappelé que «9.000 nouveaux postes budgétaires seront créés au courant de cette année pour les enseignants dans l’objectif de répondre aux besoins du secteur en la matière». Le transfert des enseignants techniques sera accompagné par celui des établissements de l’enseignement technique au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels.
Pour justifier la décision de transfert de la tutelle de l’enseignement technique, le premier responsable du secteur de l’éducation dira que «90% des élèves ayant réussi au baccalauréat technique ont échoué dans leurs cursus universitaires en raison des lacunes de l’enseignement technique, ce qui a influé négativement sur leur intégration dans les spécialités de leur choix dans l’enseignement universitaire. Dans ce contexte, M. Benbouzid a annoncé «l’ouverture, à partir de l’année prochaine et pour la première fois, de nouvelles spécialités dans la filière maths-techniques». Le ministre a précisé que le cursus des étudiants du technique «sera sanctionné par des diplômes reconnus, au même titre que le baccalauréat». «Certains pourront ainsi intégrer la vie professionnelle, alors que les autres lauréats majors de promotion seront orientés vers l’enseignement supérieur pour obtenir «une licence professionnelle» dans le cadre du système LMD, a-t-il ajouté. De son côté, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, El-Hadi Khaldi, a déclaré hier à Alger que «l’enseignement technique ne sera pas dispensé dans les centres de formation professionnelle mais plutôt dans des instituts supérieurs».
Il a déclaré en outre que «la carrière professionnelle des enseignants du technique restera toujours sous la tutelle du ministère de l’Education nationale». M. Khaldi a précisé que dans l’attente de la réalisation d’Instituts d’enseignement professionnel», des lycées ainsi que des Instituts nationaux supérieurs professionnels et de formation professionnelle (INSP et INFP) «seront mis à la disposition de l’enseignement technique». |
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